Nous ne sommes que jeudi, mais la semaine fut riche en évènement. Autant dire que je ne l’ai pas vue passer.
Tout commence lundi, j’arrive à la fédération après un weekend de 4 jours, semaine sainte oblige. Comme à leur habitude les membres du services sont souriants, aimables et prévenants. Pourtant, le service est en pleine effervescence, jeudi et vendredi se déroule “el congreso Adecco LEB” pour lequel le service communication doit fournir de nombreux documents. Malgré cela rien de significatif à raconter.
A 15 h 30, je suis de retour à l’appartement. Ça y est Juan Antonio est rentré, ses affaires sont là, des choses ont bougées. Juan Antonio, n’est autre que la personne qui habite dans l’appartement dans lequel nous squattions depuis une semaine avec Céline. Il est professeur et arbitre de tennis et dans le cadre d’un tournoi, il avait quitté Madrid pendant une semaine. C’est entre appréhension et excitation que nous attendions sont retour à la casa. Mais après un rapide tour de l’appartement, personne. Bon et bien je vais attendre… Une demie heure plus tard, la porte s’ouvre, on entre. C’est ainsi que j’ai rencontré mon collocataire, un aimable espagnol de 22 ans. Voilà ma première aubaine de la semaine, mon colloc est adorable !
On continue. Mardi : je me réveille, prépare mentalement ma délicate sortie du lit. J’ouvre les yeux, repousse mon drap et prend grand soin de poser le pied droit au sol avant le gauche. Si vous ne le saviez pas encore, l’expression se lever du bon pied à une réelle signification pour moi. Et me voilà partie pour une bonne journée.
La première bonne nouvelle de la journée ? J’ai des trucs à faire ! Tout d’abord, corriger les fautes et les erreurs de l’un des documents qui fut imprimé en hâte avant d’avoir été relu. Puis Emilio Cobos, le photographe du service, me propose de changer le format de quelques 1500 photos qu’il vient de recevoir ! Me voilà devenue manutentionnaire de Photoshop, mais peu importe !
La seconde bonne nouvelle arrive par mail, en provenance de Saint-Nazaire. J’apprend que je suis acceptée à l’université de Tralee. En d’autres termes, l’an prochain je pars en Irlande pour ma troisième année ! Cette nouvelle signifie aussi que je peux arrêter de chercher une autre licence, que je ne vais pas avoir à me farcir ses maudits dossiers d’inscription. [soulagement]
La troisième bonne nouvelle vient de Dario. En effet ce dernier
m’appelle et me demande si j’ai lu l’article sur le site de la FEB traitant de la soirée spéciale “Enamorados Anonimos / FEB”. Etant une stagiaire vigilante, je l’avais déjà lu bien entendu. Los Enamorados Anonimos est LA comédie musicale du moment à Madrid. Il me propose donc deux places pour cette soirée qui se déroulera le lendemain soir dans le théâtre de la Gran Via.
Je fini donc ma journée, rentre à l’appartement, sourire aux lèvres. Je glandouille un peu, puis file m’acheter un portable espagnol : “lo siento, tengo un problema con el servidor y no peudo darle un telefono”. Pas de problème, ça attendra, c’est pas ça qui gachera ma journée ! En rentrant, je m’arrête faire quelques courses : salade, concombre, pamplemousse… Ca me changera des pâtes.
Mercredi : à mon arrivée à la fédération Dario me donne les places pour le concert, avant que je ne me remette à travailler sur mes photos. Ah, il y a eu un bug hier et rien n’a été enregistré. Pas grave ! Je m’y remet, jusqu’à ce que Conrato, du département médical de la fédé vienne me demander un service : traduire son catalogue médical, en vue de la création d’un centre de médecine du sport en Côte d’Ivoire, en français. Bien évidemment j’accepte, diantre, comme c’est agréable de se sentir utile ! Une fois la traduction finie, je me replonge dans Photoshop mais ma journée est déjà terminée. C’est encore une fois, toute guillerette que je reprend le métro, rentre à l’appa
rt, mange et fais une petite sieste avant le spectacle. 18 h 30, je me lève, me prépare, repasse même ma jupe ! 19 h 45, Céline et moi sommes prêtes : on lève le camp. Nous trouvons la salle sans trop de difficultés, la gigantesque enseigne “los Enamorados Anonimos” nous ayant peut-être un peu mit sur la voie. S’en suit un spectacle exceptionnel, dans une salle magnifique, dans des conditions incroyables (2 places au milieu du premier rang du premier étage), avec en prime, un superbe tee-shirt “Somos la eñe” aux couleurs de l’équipe nationale. Sortie du spectacle, des étoiles plein les yeux, je ne peux resister à la tentation de passer au KFC prendre un mini-burger.
Rentrée à l’appart sur les coups de 1 h du matin, et ayant eu un peu de mal à trouver le sommeil, on peu aisément imaginé qu’au réveil, j’ai un peu la tête dans le pâté. Je traine au lit et me retrouve à la bourre, “Pff la douche attendra ce soir, si je m’attache les cheveux ça passe”. Pas très bien coiffée, mais correctement habillée et maquillée je débarque à la fédération laquelle est curieusement calme. Ah oui, j’avais oublié le congrès, d’ailleurs Dario me propose d’y aller, ba oui ce serait plus intéressant pour moi, et puis ici à la fédé, il vas y avoir personne de la journée.Si j’avais su, je me serai douchée, mais bon. Dario me dépose devant l’hôtel accueillant le congrès, il doit finalement repartir à la fédé, finalement c’est Miguel Gallardo, le directeur du service communication, qui me prend sous son aile. Dans le public, une centaine de notable du basket espagnol et européen, une moyenne d’âge de 55 ans, parmi eux 2 ou 3 femmes. Autant dire que je me sens pas forcement dans mon élèment.

Mais bon, on me bichonne jusqu’à la fin de la matinée, au terme de laquelle je rentre à l’appart. Comme à mon habitude je glandouille un peu, puis papote avec Juan Antonio avant qu’il ne parte travailler. Celui-ci me propose un repas entre colloc ce week-end, je lui fais part de mon enthousiasme et lui propose un repas français. Il ne me reste plus qu’a en parler à Céline pour voir ce que l’on peut lui concocter.
J’achève ici le récit de ces quelques jours. J’espère que ma bonne étoile va continuer de veiller sur moi.
Comme quoi la pluie ça veux rien dire.